Désastre annoncé de santé mentale

Le suicide est susceptible de devenir une préoccupation plus urgente et d’avoir des effets à long terme sur la population dans sa globalité, l’économie et les groupes vulnérables. La prévention du suicide nécessite donc une réflexion urgente.

Mis en ligne le 4 septembre 2020 Imprimer Imprimer

« L’isolement est trop dur, je ne supporte plus le confinement, je ne tenais plus. » Ces quelques mots traduisent le désarroi d’une personne qui fut prise d’idées suicidaires à cause de l’isolement imposé par le confinement. Ce danger n’épargne ni les hauts responsables puisque le ministre des Finances allemand s’est suicidé, et encore moins le personnel soignant avec le médecin du club de foot du stade de Reims qui mit fin à ses jours.

Une étude lance l’alerte sur les risques d’accroissement du taux de suicides dès avril 2020

Une étude publiée dès avril 2020, intitulée Suicide risk and prevention during the COVID-19 pandemic, The Lancet, lance l’alerte sur les conséquences sanitaires mentales dues au COVID-19.

Ce papier confirme ce que le bon sens de tout un chacun pouvait amener à supposer : le risque de suicide est accru durant l’épisode du COVID-19. On nous y explique que la pandémie de 2019 (COVID-19) pourrait être profonde et il y a des suppositions que les taux de suicide augmenteront, bien que ce ne soit pas inévitable.

Pourtant, toujours selon l’étude, le suicide est susceptible de devenir une préoccupation plus urgente à mesure que la pandémie se propage et d’avoir des effets à long terme sur la population dans sa globalité, l’économie et les groupes vulnérables. La prévention du suicide nécessite donc une réflexion urgente. La réponse doit capitaliser sur les politiques et pratiques générales de santé mentale, mais aussi aller au-delà.

Un peu plus loin, les auteurs nous expliquent que les effets néfastes probables de la pandémie sur les personnes souffrant de maladie mentale et sur la santé mentale de la population en général, pourraient être exacerbés par la peur, l’auto-isolement et la distanciation physique. Le risque de suicide pourrait être accru en raison de la stigmatisation envers les personnes atteintes du COVID-19 et leurs familles.

Les personnes atteintes de troubles psychiatriques peuvent ressentir une aggravation des symptômes et d’autres peuvent développer de nouveaux problèmes de santé mentale, en particulier la dépression, l’anxiété et le stress post-traumatique (tous associés à un risque de suicide accru).Ces problèmes de santé mentale seront vécus par la population générale et par ceux qui sont fortement exposés à la maladie causée par le COVID-19, comme les agents de santé de première ligne et ceux qui développent la maladie.

L’être humain normal ne peut vivre sans interactions sociales. L’enfant ne peut s’épanouir sans l’affection de son environnement. Les mesures prises par nos gouvernants sont dangereuses et leurs conséquences seront durables !
Source : Le blog de Liliane Held-Khawam_____________________________________

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