Des Etats-Unis à la France, les « Marches pour la vie » mobilisent

Ils étaient encore des dizaines de milliers à marcher cette année aux États-Unis et en France. À Paris, c’est le thème de la lumière qui était mise en avant pour opposer, à l’obscurité du doute et de la solitude qui accompagne un acte d’avortement. Avec d’autres thèmes sous-jacents comme la PMA et la GPA.

Mis en ligne le 25 janvier 2018 Imprimer Imprimer

« Vous êtes tous venus pour une cause magnifique pour construire une société où la vie est célébrée, protégée et chérie ». La 24e « Marche pour la vie » organisée à Washington a rassemblée vendredi 19 janvier plusieurs dizaines de milliers de personnes. Elle marque l’anniversaire de l’arrêt « Roe v. Wade » de la Cour Suprême qui a légalisé aux Etats Unis l’avortement le 22 janvier 1973. Pour la première fois, le président Trump s’est joint aux manifestants. « La vie est le plus grand miracle », a-t-il déclaré (Texte en français ici), tout en remerciant ceux qui « ici aujourd’hui et à travers le pays » veillent à ce que « les parents aient les soins et les aides nécessaires pour choisir la vie ». Le Président a dénoncé la loi sur l’avortement du pays, comme étant l’« une des plus permissive au monde ».

En France

« PMA : l’homme trié, congelé, manipulé », «  C’est mon corps pas ton choix », « Soignez-moi, ne me tuez pas ». En France, alors que les Etats généraux de la bioéthique viennent de s’ouvrir, c’est sur ces thèmes que les manifestants français ont défilé dimanche 21 janvier pour la 12e « Marche pour la vie ». Ils étaient nombreux (photos) à braver la pluie, venus de toute la France, pour certains en famille « pour faire entendre leurs inquiétudes ». 

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Victoire de Gubernatis, porte-parole de la Marche pour la vie, estime que « La PMA va être au cœur de 2018 », soulignant qu’elle pose plusieurs « problèmes éthiques », comme « la production des embryons surnuméraires » ou « la question de la sélection embryonnaire ». Le collectif réclame une révision de la législation actuelle.

En France, le nombre d’IVG, relativement stable depuis 2006, est de plus de 200 000 avortements par an.


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