De plus en plus de transgenres veulent annuler leur conversion sexuelle

Le professeur Miroslav Djordjevic, premier chirurgien de reconstruction génitale au monde, affirme qu’un grand nombre de personnes, particulièrement des femmes transgenres de plus de 30 ans, regrettent leur changement de sexe et souhaitent annuler leur « conversion sexuelle ».

Mis en ligne le 18 novembre 2018 Imprimer Imprimer

Le professeur Miroslav Djordjevic, premier chirurgien de reconstruction génitale au monde, affirme qu’un grand nombre de personnes, particulièrement des femmes transgenres de plus de 30 ans, regrettent leur changement de sexe et souhaitent annuler leur « conversion sexuelle ». Il veut sortir ces regrets du tabou.

Il y a cinq ans, un premier patient opéré pour retirer ses organes génitaux masculins le consulte car il a changé d’avis. Puis viennent d’autres personnes du monde entier, souhaitant elles aussi inverser leurs procédures. Or la « reconstruction » des organes génitaux masculins est une procédure complexe qui nécessite plusieurs opérations et coûte environ 18 000 euros.

Tous ces patients ont en commun des regrets, et des épisodes dépressifs suite à leur transition, lui confiant avoir pour certains envisager de se suicider. Certains se sont aussi vus refuser une deuxième opération par la clinique qui les avait opérés.

Le professeur Miroslav Djordjevic, soupçonne que des enjeux financiers soient à l’origine de ce problème. Il estime également que les conseils psychologiques et l’évaluation des patients avant la première opération ne sont pas toujours bien menés. En outre, il s’inquiète de l’âge auquel ces opérations sont acceptées par certaines cliniques, parfois avant la puberté.


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