Ces expressions qui ont une origine biblique (3)

Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne peut-être pas qu’elles puissent avoir une origine biblique.

Mis en ligne le 7 août 2018 Imprimer Imprimer

Si certaines expressions ne laissent aucun doute quant à leur origine biblique comme « être en tenue d’Ève ou d’Adam », « être attendu comme le Messie » ou « porter sa croix », pour d’autres c’est moins évident.

Être le benjamin

Le benjamin désigne le dernier-né d’une famille, celui que l’on appelle parfois affectueusement le « petit dernier » surtout s’il arrive quelques années après les autres enfants de la fratrie. Par extension, c’est aussi l’individu le plus jeune d’un groupe.

L’expression nous vient de l‘Ancien Testament, si riche en histoires à rebondissements. Dans le récit de la Genèse, Benjamin est le dernier des douze fils de Jacob (fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham) et le second de Rachel, qui meurt en couches. D’abord appelé Ben-Oni (Fils du deuil) par sa mère mourante, il est rebaptisé Benjamin par son père, c’est-à-dire Fils de la droite, la droite étant le côté du bonheur et de la chance. Benjamin est aussi le frère de Joseph, vendu comme esclave aux Égyptiens par leurs frères (en fait leurs demi-frères), jaloux de l’amour que lui porte leur père. Ils dissimulent leur forfait en faisant croire à l’attaque d’une bête sauvage et Jacob, pensant Joseph mort, reporte sa tendresse sur le jeune Benjamin qui devient son protégé.

Il y a un temps pour tout

Savez-vous quel est le point commun entre la Bible et Forrest Gump, film américain de Robert Zemeckis (1994), récompensé plusieurs fois aux Oscars et aux Golden Globes ?  Parmi les titres de la bande originale de Forrest Gump figure la chanson Turn ! Turn ! Turn ! (to everything there is a season) interprété par le groupe américain The Byrdset dont les paroles proviennent presque exclusivement du chapitre 3 de l’Ecclésiaste, l’un des livres de sagesse de l’Ancien Testament !

Une arme à double tranchant

Cette arme en question représente au sens figuré un atout utilisé contre une personne mais qui risque de se retourner contre celui qui l’emploie. (…). L’image de l’arme à double tranchant est utilisée à plusieurs reprises dans la Bible, dans un sens différent, et notamment pour décrire la parole de Dieu : « Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. » (He 4, 12) Si la parole de Dieu est ainsi présentée, aussi tranchante, ce n’est pas dans un but de violence ou de mort, mais au contraire pour affirmer sa puissance et sa force créatrice.
Acérée, elle perce les cœurs endurcis, les cuirasses d’orgueil, d’égoïsme, de mensonge que nous nous forgeons, elle sonde les êtres humains jusqu’au plus profond d’eux-mêmes et les met à nu. Elle nous remet en question avec nos certitudes et nos fiertés, elle nous met face à nos actes, nos paroles et nos pensées aussi secrètes soient-elles. Rien n’est caché pour Dieu !
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Soulever un tollé

Plusieurs siècles et pas une ride ! Si certaines expressions anciennes sont aujourd’hui plutôt désuètes, c’est loin d’être le cas de déclencher ou soulever un tollé. Clameur d’indignation, mouvement collectif de protestation, le mot tollé fait partie de notre vocabulaire courant, n’en déplaise à ceux qui voudraient supprimer toute trace apparente des origines chrétiennes en France et en Europe.
Et il est aujourd’hui si facile de soulever un tollé… Dans notre société où les réseaux sociaux occupent une place prépondérante, tout devient prétexte à polémique, pour le meilleur mais aussi pour le pire, et chaque faux pas, réel ou supposé, enflamme la toile et… déclenche un véritable tollé. Bien que cela puisse sembler excessif, on entend même parfois parler de « tribunal populaire ». Et finalement, on n’est pas loin de l’origine de l’expression puisqu’elle remonte à l’épisode le plus douloureux du Nouveau Testament : la passion du Christ.
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Source : Aleteia

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