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Cellules souches embryonnaires humaines et construction d’organes en laboratoire

Les avancées scientifiques semblent sans limite. Le dépassement des repères étiques aussi. Quand l’homme veut aussi façonner l’homme à son image.

Mis en ligne le 10 mars 2016 Imprimer Imprimer

Des chercheurs du Centre RIKEN au Japon ont annoncé avoir « fait poussé » une partie de cerveau humain à partir de cellules souches embryonnaires humaines. Plus précisément, l’équipe a cultivé des cellules souches embryonnaires humaines et induit leur développement en différents types cellulaires nécessaires pour répliquer une glande pituitaire (ou hypophyse)1 active, qu’ils décrivent comme une « structure tridimensionnelle pituitaire-like ».

Ils ont ensuite transplanté l’organe chez des souris sans glande pituitaire. Sans rejeter l’organe étranger, les souris ont vécu normalement et gagné plusieurs années d’espérance de vie. Toutefois, la glande n’a pas été reliée au cerveau, elle a été implantée sur les reins de la souris, sans que cela n’entrave son fonctionnement.

Quelques années auparavant, la même équipe de recherche avait produit des glandes pituitaires à partir de cellules souches de souris. Ils travailleraient également sur la réplication de rétines, mais sont restés discrets sur la prochaine étape.

L’hypophyse ou glande pituitaire est une glande endocrine qui se trouve à la base du cerveau, reliée à l’hypothalamus qui la contrôle. Elle produit des hormones qui gèrent une large gamme de fonctions corporelles.

Source : Généthique
Ndlr. Rappelons que les cellules souches embryonnaires sont issues soit de « produits » d’avortement, soit d’embryons « surnuméraires », obtenus « in vitro », c’est-à-dire dans une éprouvette en verre, pour des couples infertiles, dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation (AMP). Tous les embryons obtenus ne peuvant être placés en même temps dans l’utérus de la femme pour conduire à une grossesse, certains sont alors congelés et conservés pour une autre tentative de transfert en cas d’échec de l’implantation précédente. Ils sont qualifiés de « surnuméraires ». Lorsque le couple n’a plus de projet parental, il peut donner son accord pour que les embryons ainsi conservés fassent l’objet d’une recherche.

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