Canada : pour bénéficier des subventions emploi d’été, il faut reconnaître les « droits sexuels et reproductifs »

Suite à la révélation par les médias que des structures « pro-vie » avaient bénéficié de fonds publics grâce à ce programme, le nouveau processus de demande de subventions « impose de reconnaitre les ‘droits sexuels et reproductifs des femmes’ ainsi que ‘l’accès à des avortements sûrs et légaux’ ».

Mis en ligne le 21 mars 2018 Imprimer Imprimer

Fin décembre, le ministère fédéral de l’emploi et du développement canadien a modifié ses critères de financement du programme « Emploi Eté Canada », qui « permet aux organismes sans but lucratif, aux petites entreprises et aux employeurs du secteur public d’avoir accès à des subventions pour embaucher à temps plein pendant l’été des jeunes de 15 à 30 ans ». Suite à la révélation par les médias que des structures « pro-vie » avaient bénéficié de fonds publics grâce à ce programme, le nouveau processus de demande de subventions « impose de reconnaitre les ‘droits sexuels et reproductifs des femmes’ ainsi que ‘l’accès à des avortements sûrs et légaux’ ». A défaut de « cocher cette attestation, la demande ne sera même pas prise en considération ».

Ces nouvelles « exigences » ont soulevé « une levée de boucliers » de la part de divers organismes chrétiens. La conférence des évêques du Canada estime qu’il s’agit d’un « affront à la liberté de conscience et de religion ». Elle considère que « l’obligation d’appuyer les ‘droits reproductifs des femmes’ privera de subventions une foule d’organismes sans but lucratif qui offrent des services dans les communautés ». D’ores et déjà, un organisme « pro vie » de Toronto, Right to life Association of Toronto and Area, a porté l’affaire en justice pour « faire déclarer contraire à la Charte des droits le nouveau processus d’attribution des subventions introduit par Ottawa ».

Source : Généthique
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Canada : les responsables religieux demandent au Premier ministre de respecter les libertés fondamentales de conscience et religion

Au Canada, la nouvelle politique fédérale d’embauche pour les jobs d’été a suscité une levée de bouclier parmi les leaders religieux. Cette législation oblige les organismes demandant des subventions pour embaucher des étudiants à s’engager à ne pas enfreindre le droit à l’avortement ou celui des minorités sexuelles.

Le 25 janvier, les leaders religieux ont remis au premier ministre Justin Trudeau une lettre lui demandant de revoir les règles pour postuler au programme Emploi d’été.

Dans leur déclaration commune, près de 90 organisations et communautés chrétiennes, mais aussi musulmanes et juives ont aussi rappelé au premier ministre que la Charte canadienne des droits et libertés garantit les libertés fondamentales de conscience et de religion, de pensée, croyance, d’opinion et expression.

La Conférence évangélique mennonite ainsi que le Nipawin Bible College et le Briercrest College and Seminary font partie des signataires.

Cette nouvelle législation gouvernementale fait suite à des plaintes de citoyens : certains contestent le versement de subventions fédérales à des organismes qui diffusent des tracts anti-avortement ou à des camps de vacances refusant les candidatures de jeunes des communautés LGBT.

La ministre de l’Emploi, du Développement de la main d’oeuvre et du Travail a déclaré que son gouvernement est prêt à plaider devant les tribunaux que cette politique a pour objectif de protéger les Canadiens contre toutes discriminations.


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