Brésil : vers une restriction supplémentaire de l’avortement ?

La législation en matière d’avortement est déjà restreinte dans ce pays de près de 210 millions d’habitants. En effet, le Brésil ne tolère l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) qu’en cas de viol ou de danger pour la mère, ou encore d’anencéphalie (absence de cerveau chez le fœtus).

Mis en ligne le 20 novembre 2017 Imprimer Imprimer

Le Brésil serait-il en chemin pour une restriction de l’avortement ? Les médias évoquent un « lobby évangélique » qui prendrait de plus en plus de place dans le milieu politique et provoquerait une « poussée conservatrice » dans le pays. Mais pour la presse française, les politiciens brésiliens ne prendront peut-être pas le risque de perdre l’électorat féminin à un an des élections.

La législation en matière d’avortement est déjà restreinte dans ce pays de près de 210 millions d’habitants. En effet, le Brésil ne tolère l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) qu’en cas de viol ou de danger pour la mère, ou encore d’anencéphalie (absence de cerveau chez le fœtus).

C’est à l’occasion de l’étude d’une loi visant à prolonger le congé maternité des mères d’enfants nés prématurés que la polémique a démarré. Dans le projet de loi a été glissé un article précisant que le droit à la vie était « inviolable dès la conception ». Ce qui n’a pas manqué de créer de fortes réactions, dont de multiples manifestations. Pour justifier de l’importance du « droit » à l’avortement, les pro-IVG estiment qu’une restriction plus sévère encore de l’avortement serait dangereuse pour la qualité de vie des femmes souhaitant y avoir recours.


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