Bioéthique : une soixantaine de manifestations prévues ce week-end

Alors que l’examen du projet de loi bioéthique en deuxième lecture débute au Sénat le 2 février, les opposants à la PMA sans père et à la GPA ne désarment pas. Malgré le contexte sanitaire, malgré la surdité des parlementaires, des milliers de manifestants sont attendus ce week-end dans une soixantaine de villes.

Mis en ligne le 29 janvier 2021 Imprimer Imprimer

Les opposants à la PMA sans père et à la GPA ne désarment pas. Malgré le contexte sanitaire, malgré la surdité des parlementaires, des milliers de manifestants sont attendus ce week-end dans une soixantaine de villes. Après trois grandes manifestations les 6 octobre 2019, 19 janvier 2020, 10 octobre 2020, sans compter les nombreuses actions flash des Marianne, le collectif Marchons Enfants, qui rassemble 22 associations, dont La Manif pour tous, Alliance Vita, ou encore Juristes pour l’enfance et le CPDH, appelle à nouveau à se mobiliser samedi et dimanche prochains pour dire non à un projet de loi qu’il juge « ni bio ni éthique ».

Sont notamment dénoncés les articles visant à légaliser et rembourser la PMA sans motif médical, à autoriser la création d’embryons humains génétiquement modifiés et d’embryons chimères pour la recherche, et à légaliser l’interruption de grossesse jusqu’à 9 mois pour « détresse psychosociale ».

Le collectif appelle les sénateurs à supprimer l’article 1er du projet de loi concernant la PMA sans père et à réécrire en profondeur le texte en vue de respecter la finalité de la médecine ainsi que l’intérêt supérieur de l’enfant.

Un retour du projet de loi bioéthique que le collectif estime par ailleurs précipité, au vu de la crise sanitaire, économique et sociale actuelle, et dont la complexité et les enjeux devraient exiger l’investissement à 100% des parlementaires. « Comment Olivier Véran, Ministre de la Santé, peut-il être mobilisé pour faire face à l’urgence sanitaire et suivre en parallèle un projet de loi complexe, technique et polémique ? », interroge-t-il. Si l’exécutif, soupçonné d’un certain désintérêt pour le sujet, comptait sur sa majorité à l’Assemblée nationale pour faire passer la loi, alors la démocratie et le débat parlementaire prendraient une tournure inquiétante.

Source : Aleteia

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