Avortement : l’Alliance évangélique mondiale plaide devant l’ONU pour une reconnaissance du droit à l’objection de conscience

Pour l’organisation représentant plus de 600 millions d’évangéliques dans le monde, la pleine reconnaissance de la liberté de religion, ainsi que de plusieurs autres droits humains fondamentaux, doit inclure la reconnaissance du droit de protéger la vie dans l’utérus.

Mis en ligne le 13 mars 2020 Imprimer Imprimer

Dans une déclaration lue le 3 mars au Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies à Genève, l’Alliance évangélique mondiale (AEM) a fait part de sa préoccupation sur une remise en cause du droit à l’objection de conscience dans la question de l’avortement.

« Nous exprimons notre inquiétude face à la suggestion du rapport (du rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction) selon laquelle des personnes religieuses se livreraient à des comportements préjudiciables en soutenant des politiques et des lois qui limitent l’avortement », a déclaré l’AEM par la voix de son Secrétaire général Efraim Tendero.

« Le rapport semble également remettre en question le droit à l’objection de conscience des prestataires de soins de santé et des institutions peu disposées à pratiquer des avortements », poursuit l’AEM.

Pour l’organisation représentant plus de 600 millions d’évangéliques dans le monde, « la pleine reconnaissance de la liberté de religion, ainsi que de plusieurs autres droits humains fondamentaux, doit inclure la reconnaissance du droit de protéger la vie dans l’utérus et de plaider contre sa suppression à la fois en paroles et en actes ». « Personne ne devrait être contraint de choisir entre rejoindre le domaine médical pour aider les personnes vulnérables et vivre selon ses convictions morales, religieuses ou philosophiques profondément ancrées, ou plus simplement selon son éthique scientifique », exhorte encore l’AEM.

Efraim Tendero a également fait part de ses préoccupations concernant « la suggestion du rapport selon laquelle le droit international pourrait jouer un certain rôle dans la définition des positions doctrinales des groupes religieux concernant le rôle de ses membres ». « Nous pensons (…) que la justice exige des lois qui protègent la vie des enfants à naître », a souligné le Secrétaire général de l’AEM avant de conclure : « nous continuerons à utiliser notre voix aux Nations Unies pour parler au nom des sans-voix ».

Lire la déclaration complète (en anglais)

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