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Avoir des enfants allonge l’espérance de vie des femmes

Mis en ligne le 30 juin 2016 Imprimer Imprimer

Les femmes ayant eu des enfants vivraient plus longtemps que les autres. Tel est le constat dressé par l’étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition). Cette dernière révèle l’impact des facteurs hormonaux ou reproductifs sur la mortalité des femmes.

Au total, 500 000 adultes, dont 366 000 femmes âgées de 27 à 70 ans au moment de leur inclusion (entre 1992 et 2000) ont participé à cette cohorte, menée auprès d’une dizaine de pays européens. La France y est représentée par la cohorte Inserm E3N (Etude Epidémiologique auprès des femmes de la MGEN), qui comprend 100 000 femmes suivies depuis plus de 25 ans.

Un risque de décès moins élevé de 20 %

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont étudié les données relatives aux femmes décédées depuis le début de l’étude, soit 14 383 d’entre elles (dont 5 938 de cancer et 2 404 de maladie cardiovasculaire), afin de les comparer à celles étant encore en vie. Ils ont alors constaté que le risque de décès des femmes ayant eu au moins un enfant était de 20 % inférieur à celui des femmes sans enfant.

L’allaitement augmente également la durée de vie

Les scientifiques ont également constaté que le risque de décès des femmes ayant allaité, pris la pilule (pour les non ou ex-fumeuses) ou ayant eu leurs règles après 15 ans était environ 10 % inférieur à celles ayant eu leurs règles avant 12 ans, n’ayant pas allaité ou n’ayant pas pris de contraceptif oral (1).
Ces facteurs ont le même impact, que l’on s’intéresse à la mortalité globale, la mortalité par cancer ou par maladie cardiovasculaire.

Améliorer la prévention

« L’objectif de l’étude EPIC était initialement d’étudier l’impact de l’alimentation sur le cancer et celui de E3N concernait initialement le cancer du sein. Mais ces cohortes permettent le recueil d’un nombre de paramètres si élevé qu’elles sont exploitées de façon plus large dans un second temps, explique Françoise Clavel-Chapelon, chercheuse à l’Inserm, qui dirige l’étude E3N.
« EPIC, tout comme E3N, a une puissance statistique très importante, du fait du nombre de participants. On peut ainsi en tirer de véritables enseignements sur le risque à long terme de différentes pathologies, en lien avec des paramètres de vie ou de santé », ajoute-t-elle.

Source : Inserm et BMC Medicine, Reproductive factors and risk of mortality in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition; a cohort study (abstract en ligne) – monbebe.com

(1) Ndlr. Ce que l’article ne dit pas, c’est que contrairement à l’allaitement et à la question des règles, la prise de pilules est un facteur aggravant d’autres maladies, notamment du cancer du sein.


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