Appel pour l’abolition de la GPA à l’occasion des élections européennes

En Europe, la plupart des pays interdisent la GPA, « en application des textes internationaux sur les droits humains ». Mais trois pays l’ont légalisée et cinq pays la tolère. De fait, le « recours à la GPA transfrontière met en échec toutes les législations prohibant cette pratique ».

Mis en ligne le 13 mai 2019 Imprimer Imprimer

A l’approche des élections européennes, et à l’encontre de la « propagande médiatique [sur la GPA] défiant toute déontologie », la Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (CIAMS « qui réunit des organisations féministes »), « demandent aux listes politiques de s’engager fermement sur ce sujet », « non seulement en réaffirmant la condamnation de la maternité de substitution, mais aussi en œuvrant pour son abolition ».

En Europe, la plupart des pays interdisent la GPA, « en application des textes internationaux sur les droits humains » : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie, Norvège, Roumanie et Suède. Mais trois pays l’ont légalisée : Grande-Bretagne, Grèce et Portugal, et cinq pays la tolère : Albanie, Belgique, Irlande, République tchèque et aux Pays-Bas. De fait, le « recours à la GPA transfrontière met en échec toutes les législations prohibant cette pratique ». Pourtant, si la GPA « porte atteinte à l’intégrité et à la dignité des personnes en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne, elle porte atteinte à la dignité de toutes les personnes qui sont amenées à la pratiquer, ailleurs dans le monde ».

« On sait que la maternité de substitution apporte environ 6 milliards de dollars par an aux nombreux entrepreneurs qui en profitent  (…) et qu’elle s’intensifie », rappellent les deux co-présidentes du CIAMS[1] dans une tribune publiée par Le Figaro. Mais « on ne connaît pas, en revanche, l’ampleur du prix humain, des souffrances, des abus, des trafics auxquels elle donne lieu. Qui sait combien de femmes ont perdu leur utérus en espérant gagner de l’argent par la vente de leurs ovocytes ou en portant un enfant « pour autrui » ? Qui se préoccupe des femmes abusées et exploitées, y compris aux États-Unis, parce qu’elles ont cru aux discours hypocrites de « l’altruisme » et à l’illusion de la protection par le contrat ? Qui sait combien d’enfants ont été abandonnés parce que non conformes au projet de ceux et celles qui les ont demandés ? » Un constat face auquel une seule issue se dessine : « l’abolition de la GPA », pour « mettre un terme aux trafics transfontières » en Europe et dans le monde.


[1] Ana-Luana Stoicea-Deram et Marie-Josèphe Devillers.

Le Figaro, « Appel aux candidats aux européennes : l’Europe doit abolir la GPA ! » (12/05/2019)

Source : Gènéthique
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