Allemagne : vers la légalisation d’un « troisième sexe » ?

Si les députés actaient l’existence de ce statut, l’Allemagne serait le premier pays d’Europe à reconnaitre « un troisième genre ». En mai dernier, « la France avait rejeté la mention « sexe neutre », écartant la demande d’une personne née sans pénis ni vagin ».

Mis en ligne le 9 novembre 2017 Imprimer Imprimer

La justice fédérale allemande a « exigé » mercredi 8 novembre la légalisation de « l’inscription d’un sexe « autre » que le masculin et le féminin dans les registres de naissance », en mentionnant par exemple « inter » ou « divers ».  La Cour constitutionnelle a appelé la chambre des députés à « voter une loi en ce sens avant la fin 2018 ».

Depuis 2013, il est possible en Allemagne « de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide ». La personne concernée peut remplir plus tard cette mention ou la laisser non renseignée. Cependant, en août 2016, la Cour Fédérale de justice a refusé à une personne intersexuelle[1] née en 1989, la reconnaissance de sa condition médicale particulière au motif que ce n’était « pas légal », cette dernière ayant été enregistrée « avec le sexe féminin ».

« Soutenue par une association de soutien au troisième sexe », cette personne a déposé un recours auprès de la Cour Constitutionnel en « présentant au juge ses analyses chromosomiques mettant en évidence qu’elle n’était ni un homme ni une femme ».

Si les députés actaient l’existence de ce statut, l’Allemagne serait le premier pays d’Europe à reconnaitre « un troisième genre ». En mai dernier, « la France avait rejeté la mention « sexe neutre », écartant la demande d’une personne née sans pénis ni vagin ».

[1] Coexistence chez un même sujet de caractéristiques des deux sexes, parfois appelé « inter sexuation » ou « ambiguïté sexuelle ».


Partagez cette page
Facebooktwittergoogle_plusmail